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QUI SUIS-JE ?

Julia, 30 ans.

Parisienne expatriée à Genève.

Mariée depuis Juin 2015, happy Mom d'une petite Olive depuis Septembre 2016.

J'adore lire, Danse Avec Les Stars et traîner sur Pinterest.

Je déteste le yoga et le jambon.

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February 26, 2019

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Ce que j'ai appris en 3 ans de maternité

November 2, 2019

 

 

Il y a quelques semaines le Gros Patachou a eu 3 ans. Comme ça, BIM, sans prévenir. Avant-hier je rentrais à la maternité avec ma valise rouge et mes Stan Smith et aujourd’hui je porte toujours ces Stan Smith mais j’ai aussi une petite personne de 94cm avec un carré blond et un avis sur tout qui vit avec nous.

Alors je vais vous épargner l’article sur le fait que ça passe trop vite, qu’il faut en profiter, même des réveils nocturnes car bientôt ils seront ados et ne voudront même plus nous claquer la bise, toussa toussa… Non, ce dont je voulais vous parler aujourd’hui c’est de ces choses que j’ai apprises avec le temps sur l'éducation et qui, selon moi, devraient être livrées à la maternité avec l’enfant… A toute fin utile, je les partage ici avec vous.

 

1. Il n’y a pas de bébé cool ou pas cool, il n’y a que des PHASES.

On ne peut pas s’empêcher de les mettre dans des cases : gros dormeur, petit mangeur, fort caractère. Pourtant dans notre cas, au fil de ces 3 années, j’ai l’impression qu’on a à peu près tout vécu en matière de sommeil, nourriture, caractère et aujourd’hui je suis convaincue que chez l'enfant il n’y pas de règle mais seulement des phases. Ils peuvent enchaîner 5 mois de sommeil sans le moindre réveil, puis se lever 4 fois par nuit pendant plusieurs semaines. Idem avec la nourriture, dans une moindre mesure. Et idem avec l’affection. La première année d’Olive, notre grand jeu avec Sweety Pie était de compter combien de temps elle était capable de rester en position câlin avant de se débattre pour relâcher l’étreinte. (Record : 4 secondes, NDLR). Et ben, aujourd’hui ce même petit être humain vient le matin dans notre lit nous coller des gros bisous baveux sur les joues et nous caler ses doudous qui fouettent le clochard sous le bras, signe ultime de son affection pour nous. Alors quand c’est dur et que vous êtes au bout du roul' parce qu’ils dorment mal (ou pas), qu’ils ne mangent rien, qu’ils donnent l’impression de ne pas vous calculer ou qu’ils se roulent par terre 12 fois par jour, rappelez-vous, ce ne sont que des phases dont on finit toujours par sortir.

 

2. En matière d’éducation, il faut choisir ses combats.

Vous ne pourrez pas tout faire et encore moins tout bien faire. Il faut donc se demander ce qui est le plus important pour vous : est-ce d’aller chercher vos enfants à l’école ou à la crèche tous les jours coûte que coûte ? Est-ce de les nourrir QUE de petits plats cuisinés maison avec des produits Bio ? Est-ce de leur faire faire telle ou telle activité extra-scolaire pour qu’ils en tirent des bénéfices dès le plus jeune âge ? Est-ce de passer au moins 2 heures avec eux chaque jour ou plutôt de privilégier une grande sortie en famille chaque weekend ? Bref, élever des enfants c’est faire des compromis, alors il faut choisir ses combats et s’y investir à fond plutôt que de vouloir tout faire à moitié ou pire, à contrecœur.

 

3. On gagne toujours à prendre son enfant au sérieux.

Que ce soit dans les moments sympas comme le jeu ou dans les moments d’enfer quand ils sont en pleine crise de nerfs.

Dans les moments de jeuxIl suffit d’observer les bancs dans les airs de jeux pour constater que notre génération de parents (et moi la première) avons beaucoup de mal à lâcher nos téléphones quand nous sommes avec eux. Alors oui franchement c’est impossible de passer une journée entière à jouer avec un enfant de moins de 6 ans sans finir à Sainte-Anne, mais il ne faut jamais oublier que les enfants apprennent par le jeu et que le mimétisme est la base de leur développement. Alors pendant une demi-heure voire une heure, rangez votre téléphone en mode silencieux au fond de votre sac et jouez vraiment le jeu (sans mauvais jeu de mots…). Incarnez votre personnage de Playmobil comme si votre vie en dépendait et prenez place à la table de sa dînette comme si vous diniez chez Ducasse. Votre minus sera super excité par votre implication et vous vous régalerez d'observer le sérieux avec lequel il joue.

Dans les moments de crise. Là aussi, on gagne à prendre son enfant au sérieux. Exemple concret: votre minuscule vient de se jeter par terre et hurle comme un chien enragé parce que vous avez appuyé sur le bouton de l’ascenseur à sa place ? Plutôt que de le menacer d’appeler dans la foulée le Père Noel, le loup et la sorcière pour lui mettre la misère s’il n’arrête pas tout de suite, prenez-le au sérieux. Mettez-vous à sa hauteur, et verbalisez ce qu’il doit se passer dans sa tête de minus-immature-émotionnellement-et-pas-du-tout-rationnel : « Ah miiiince… Tu es déçu parce que tu voulais appuyer sur le bouton de l’ascenseur, c’est ça… ? » et proposez une solution conciliatrice digne de Julien Courbet : « Alors ce que je te propose c’est qu’on va laisser passer cet ascenseur, comme ça on pourra l’appeler à nouveau et cette fois ci, c’est toi qui appuies sur le bouton, ça te va ? ». Parole de mère de Drama Queen, ça marche quasiment 1 fois sur 2 ou même si ça ne calme pas la crise immédiatement, ça fait un bon travail de désamorçage.

 

4. Laissez-le remporter quelques batailles pour mieux gagner la guerre.

Autrement dit, lâchez sur les choses futiles pour qu’il soit plus docile pour les choses vraiment importantes. Exemple concret : Le minus a décidé qu’il ne voulait pas aller à l’école, rester en slip Mickey et mettre ses méduses de pêche en guise de chaussures. Vous avez 10 minutes pour être à la crèche, vous ne voyez pas comment vous allez vous en sortir. En lui disant : « Bon ok, puisque tu en as vraiment envie, tu peux garder le slip Mickey sous ton pantalon et exceptionnellement parce que je suis trop cool comme Maman, tu peux mettre tes méduses par-dessus tes chaussettes. Allez vite, faut montrer ce look de champion à tes copains de l’école ! ». D’un coup, vous venez de lui enfiler un pantalon et vous l’avez mis sur le chemin de l’école sans même qu’il s’en aperçoive. Bon il a gardé cet immonde slip Mickey et porte des chaussures en plastique en plein mois de Mars, mais en vrai, si vous avez réussi à glisser des chaussettes sous ses méduses et qu’il ne neige pas dehors, bah ça fera l’affaire. Personne n’est mort d’un vieux look claqué… Trop souvent on essaie d’imposer des règles très rationnelles et logiques pour nous à nos enfants (du type, ne pas emmener un camion de pompier et une cuillère à paillettes pour aller chez le boucher), alors qu’au fait, ça va rien changer à notre vie d’emmener ces deux choses absurdes avec nous et ça va éviter potentiellement 20 minutes de crise. Je garde toujours en tête que ça doit être très pénible pour eux de s’entendre dire « Non ! Stop ! Arrête ! » à longueur de journée alors je ne gaspille pas mon énergie sur toutes ces choses pas très importantes.

 

5. Anticiper tout ce qui va potentiellement générer une crise.

Je sais pas vous mais ici, une crise sur deux provient de la situation où on lui demande d’arrêter quelque chose de cool pour faire quelque chose de moins cool : arrêter un dessin animé parce ça commence à faire trop de temps passé devant un écran, interrompre un jeu pour aller au bain, sortir du bain pour aller dîner etc, etc… Je commence toujours par un : « On va bientôt arrêter, ok ? », suite à quoi je me prends un doux et aimable : « Naaaaaaaaan !!! » dans la face. C'est là que je sors ma botte secrète: la minute magique 

-> « Ok, alors si tu en as vraiment envie, tu peux continuer pendant 1 minute et après on arrête, ok ? ». A 3 ans, une minute signifie « plus tard / pas maintenant » et leur donne l’impression qu’ils ont gagné car ils peuvent continuer encore un peu ce qui leur fait plaisir tout en les préparant au fait que ça va effectivement bientôt s’arrêter. Bon, ça ne marche pas à chaque fois, mais depuis qu’on utilise cette méthode, force est de constater qu’elle capitule souvent car elle a l’impression qu’on a été plutôt flex donc que c’est à elle aussi de faire un pas vers nous si on veut continuer cette bonne entente.

 

Voilà les quelques "leçons d'éducation" que je retiens de 3 ans de déchiffrage et d'apprivoisement du Patachou. Je suis preneuse des vôtres. Qui sait, ensemble on pourrait arriver à un mode d'emploi complet !

 

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