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QUI SUIS-JE ?

Julia, 30 ans.

Parisienne expatriée à Genève.

Mariée depuis Juin 2015, happy Mom d'une petite Olive depuis Septembre 2016.

J'adore lire, Danse Avec Les Stars et traîner sur Pinterest.

Je déteste le yoga et le jambon.

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100 jours à 5 – nouvelles du front

September 7, 2019

 

Alerte -> pavé

 

Et coucou vous !!! Vous vous souvenez de moi ?! Dans un autre temps je postais des articles sur ce blog. Alors non, je ne suis pas passée sous un bus depuis, mais comme vous l’avez sans doute deviné, les jumeaux sont arrivés (sans dec ?!) et nous sommes entrés dans un tunnel dont on ne voit pas encore le bout... Depuis mon dernier post donc, j’ai bien eu 1000 choses à raconter mais je peine vraiment à trouver le temps de me poser et d’écrire. Alors voilà, le cap des 100 jours me paraît un moment opportun pour ressusciter par ici, vous donner quelques nouvelles du front que j’ai tâché d’organiser chronologiquement.

 

 

J - 30 : the slow life

 

Mon dernier mois de grossesse a été placé sous le signe de l’obésité et de l’oisiveté. J’ai été assez agréablement surprise par le nombre de kilos que j’ai pris sur la balance (à peine 20) alors que physiquement mon ressenti était plutôt +30kg. Visuellement, pareil. J’ai été arrêtée plusieurs fois dans la rue par des gens me demandant confirmation que j’attendais bien des jumeaux parce que franchement ça ne peut être que des jumeaux et tu vois j’te l’avais bien dit, franchement c’était obligé qu’elle attendait des jumeaux la meuf. Passons sur le fait que certaines personnes sont suffisamment couillues pour venir te demander ça IN UR FACE, je dois dire que la circonférence de mon ventre le dernier mois était vraiment impressionnante et laissait clairement deviner qu’il y avait du monde là-dessous. J’ai donc été très peu mobile les quatre dernières semaines, limitant au maximum les sorties de la maison et même les liquides pour ne pas avoir à aller faire pipi trop souvent. Ce grand repos m’a permis de tenir jusqu’à 37+5 SA, soit la date fixée par mon gynéco pour un déclenchement si d’aventure rien ne se passait avant. Je me félicite de m’être écoutée ces derniers mois et de ne pas avoir cherché à jouer les wondermums. Je dois avouer qu’accoucher de nos jumeaux à 8,5 mois sans passer par la case prématurité a été un grand soulagement et nous a fait débuter cette folle aventure d’un très bon pied… Finalement j’aurais arrêté de travailler 3 mois avant d’accoucher ce qui, il y a quelque temps, me serait paru inutile voire indécent alors que c’est ce repos forcé qui m’a fait tenir si loin dans cette grossesse pas ordinaire.

 

 

J + 30 : le grand huit émotionnel

 

Entre la veille de l’accouchement et la fin du premier mois des jujus, je pense avoir expérimenté toutes les émotions que peut vivre l’espèce humaine : bonheur, tristesse, fierté, surprise, culpabilité, joie, fatigue, dépression, accomplissement, regret, nostalgie, euphorie, déception, bien-être, douleur, gaité, agacement. J’ai vraiment ressenti la double ration d’hormones qui m’ont fait passer du rire aux larmes en passant par tout le reste pendant un mois environ. Malgré mon appréhension, j’ai réalisé que oui, l’émotion ressentie à la naissance d’un deuxième (et d’un troisième) enfant reste intacte tout comme la saleté de baby-blues qui n’est pas du tout atténué par le fait que vous êtes passée par là avant. Nous avons été submergés d’émotion à la découverte de ces deux délicieuses petites pommes de terre et ô combien surpris de découvrir 2 mecs. Nous qui avions tellement parié sur une fille et un garçon. Voir Olivia découvrir ses deux pitis fères et les dévorer d’amour a été le spectacle le plus attendrissant de ma vie. Observer notre nouvelle petite famille m’a procuré une fierté et un sentiment d’accomplissement sans pareil. Et puis, il y a eu toutes les émotions beaucoup moins agréables qui se sont invitées à la fête : grosse déprime inexplicable et inconsolable, culpabilité de ne pas les avoir allaités, eux qui seront probablement mes derniers, culpabilité de leur donner environ 3 fois moins d’attention qu’à leur sœur au même âge, culpabilité de passer notre temps à engueuler la grande justement et peur de la dégouter de son nouveau rôle de grande sœur à grands coups de: « Doucement !! Non, pas sur la tête ! Attention, ne t’appuies pas sur lui !!! Chut, tu lui casses les oreilles !!! ». Bref, beaucoup de culpabilité t’as vu… Mais malgré cet ouragan émotionnel, je dois dire que nous avons géré notre nouvelle organisation familiale comme des chefs. Nounou de nuit un jour sur deux pour nous permettre de nous reposer un peu et même de s’échapper le temps d’un dîner à deux ou ente potes, visite des grands-mères à tour de rôle pour aider avec les enfants ou avec la maison, puis 4 semaines après la naissance, envoi d’Olive en vacances chez les grands-parents pour nous permettre de ne nous concentrer que sur les jumeaux et « souffler » un peu (ironique mais véridique). Finalement, à l’exception d’une double méningite et donc hospitalisation pendant plusieurs jours, je dois dire que ce premier mois s’est plutôt très bien passé grâce à toute l’aide que nous avons eue et aussi grâce au fait que les patates dormaient pas loin de 20 heures par jour… Quand on nous demandait comment ça allait, on soupirait et se plaignait par principe, mais dans le fond on trouvait ça plutôt ok et certainement pas la fin du monde annoncée tant de fois…

 

 

J + 60 : l’arnaque des vacances

 

Quand j’ai appris que j’étais enceinte début Octobre 2018, j’ai vite fait le calcul de ma date d’accouchement et là, jubilation. Yallah ! J’allais accoucher mi-Juin ! La date IDEALE. J’allais passer mon congé maternité en vacances. Mon Dieu, quelle naïveté… Au fait je me suis souvenue des premières semaines avec Olive, ce gros Patachou tellement bonne pâte qui avalait ses biberons en 10 minutes, quand c’était pas 5, dormait des heures d’affilée plusieurs fois par jour et se transportait absolument partout en poussette ou porte-bébé avec la même facilité qu’un sac Céline coloris Taupe. Ces sept semaines de « vacances » ont donc été une grande désauce pour plusieurs raisons. D’abord parce que le congé maternité quand on a déjà un aîné, et qui plus est quand cet aîné est en grandes vacances, est tout sauf reposant. Comme nous ne l’avions pas vu pendant 3 semaines, quand nous l’avons retrouvée, nous avons passé énormément de temps avec Olive; un peu pour nous « racheter » de notre séparation et puis surtout parce qu’elle nous avait beaucoup manqué. Quand je lis ou j'entends qu'à la naissance d’un deuxième c'est bien de passer un moment quali de 15 ou 20 minutes par jour uniquement avec l’aîné, je me dis qu’on était un peu à côté de la plaque en lui accordant entre 4 et 6 heures par jour. Ces moments ont été aussi fabuleux qu’exténuants. Après, quand bien même nous arrivions à confier Olive-la-baronne à une grand-mère, un parrain, un GO du Club des Dauphins ou autres BFF pour quelques heures, les jumeaux sont deux (sans dec’ ?) donc les moments de répit où ils dorment tous les deux sont rares et le trop fameux conseil « Fais la sieste quand il fait la sieste ! » n’est pas du tout applicable. Bah oui , quand par miracle ils dorment tous les deux, déjà ça dure 20 minutes, et puis je préfère aller me brosser les dents que de faire une micro-sieste… Enfin, la dernière chose qui me fait penser que le congé mat en vacances est une sombre arnaque et que je n’avais pas anticipé (ou alors j’ai beaucoup vieilli pendant ces 2,5 ans), c’est la souffrance due à l’absence de sommeil. Autant nous avons fait le choix d'investir dans une nounou de nuit les 6 premières semaines suivant la naissance, autant pour les vacances, nous avons choisi de partir avec une nounou de jour qui puisse nous aider soit avec Olive, soit avec les jujus, soit avec la maison pour nous soulager nous et nos familles qui nous accueillaient. Outre le fait qu'Olive-la-baronne a catégoriquement refusé de passer des moments juste avec elle, cette nounou a été d’une aide précieuse. En revanche les nuits pourries étaient 100% on us. Normal me direz-vous vu que ce sont nos enfants, mais on parlait quand même de 3x2 réveils des jujus + entre 0 et 3 réveils déliriums d’Olive soit parfois 10 levers entre minuit et 7 heures du mat, ce qui était franchement éreintant et me faisait passer des journées complètement au radar. Je vous passe le fait que j’ai perdu ma patience cet été comme on perd son paquet de clopes en boîte, que je me suis mordue le poing pour ne pas taper sur ma fille tellement elle a pu me pousser à bout et j’ai prodigué des menaces franchement pas très éducation positive du style : « Tu arrêtes de taper avec tes pieds ou je te coupe les pieds !! » Fatigue quand tu nous tiens... Fin Août, j’ai enfin compris pourquoi tant de parents étaient euphoriques à l’idée de la rentrée des classes et je n’ai eu qu’une hâte, reprendre le boulot pour avoir des moments sans aucun enfant dont m’occuper… #badmum

 

 

J + 100 : le sprint final avant l’arrivée

 

Après un été pas très reposant vous l’aurez compris, nous vivons un retour à la vie normale assez sport depuis fin Août. D’abord parce que dans toute mon organisation militaire, j’étais partie du principe qu’à la fin de l’été ils auraient 3 mois et qu’ils feraient leurs nuits et donc, nous aussi. Et bah… non, raté… Je n’ai toujours pas compris quel était le mode d’emploi pour faire faire leurs nuits à des jumeaux. Ce qui est compliqué c’est qu’il suffit qu’un des deux se lève pour que les efforts de l’autre soient réduits à néant puisqu’on va le réveiller à son tour même s’il pionçait tranquille afin de limiter nos réveils. Égoïste mais vital. Bref, je suis toujours à la recherche de la recette magique mais le fait est qu’on se réveille encore entre 2 et 6 fois par nuit pour donner un bib, faire quelques squats pour les bercer, les changer de position sur le coup des 5 heures, car Monseigneur Scaro aime à finir sa nuit sur le ventre ou devoir les éloigner dans le berceau car l’un en s’est mis à cogner sur l’autre en s’agitant. Nous avons bien repris la nounou de nuit quelques fois mais je ne vous cache pas qu’on y a déjà laissé deux reins donc on ne peut pas maintenir le rythme d'un jour sur deux. Seule amélioration à noter : Olive ne se réveille quasiment plus donc on n'a plus « que » les réveils des twins à gérer. Pour moi ce retour à la maison a été aussi une grosse claque car c’est la première fois depuis la naissance que nous nous sommes retrouvés sans aide du tout. Il était prévu qu’une nounou commence à travailler avec nous 3 heures par jour dès notre retour de vacances pour me soulager un peu, mais cette sympathique et respectable personne a décidé d'accepter un autre contrat finalement et de nous en informer le 20 Août. Long story short, le retour à Genève s’est fait sans famille, ni nounou de jour, ni nounou de nuit mais juste nos yeux pour pleurer (et une BFF extraordinaire qui m’a fait livrer pokeballs, masques de beauté, Detox waters et autre baby-sitter surprise pendant 3 heures, afin de me redonner un petit coup de boost quand j’étais vraiment dans le dur). Certes, il y a bien la lumière au bout du tunnel avec la rentrée d’Olive à la crèche mais j’ai eu la mauvaise surprise de découvrir ce concept farfelu appelé l’adaptation. Chez nous, à Genève, l’adaptation se fait à la Suisse et il faut compter pas moins de 3 semaines pour que l’enfant soit à la crèche à 100%. Certains diront que j’ai été abusée par le personnel éducatif car en congé mat donc dispo à la demande, qui sait…? Finalement, ces dernières semaines ont été / sont encore les plus difficiles depuis la naissance car nous n’avons plus d’aide, toujours 3 enfants à charge qui ne sont pas encore ou pas vraiment à la crèche et des nuits au mieux piquantes au pire chaotiques.  

 

 

 

Je conclus cet article et réalise qu'il peut donner l’impression que notre vie est un enfer et avoir des jumeaux un cauchemar. En vrai, c’est juste 10 fois plus dur que ce que j’avais imaginé et le sentiment de fatigue permanent est un véritable fléau au travers duquel je réalise que nous sommes complètement passés pour Olive. Mais, un jour, dans un autre article peut-être je vous parlerai de nos yeux qui pétillent quand on voit les trois alignés en rang d’oignons sur un lit, de la fondance totale quand les jujus s’endorment une main sur la joue de l’autre comme pour se dire : « Dors tranquille Bro, j’assure tes arrières » et de mon cœur qui fait boom quand Olive se penche sur leur berceau le matin pour leur demander : « Vous avez bien dormi mes ptits chouchous ? ».

 

Je vous dis à bientôt donc, et vive le sommeil !

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