• Instagram Black Round

QUI SUIS-JE ?

Julia, 30 ans.

Parisienne expatriée à Genève.

Mariée depuis Juin 2015, happy Mom d'une petite Olive depuis Septembre 2016.

J'adore lire, Danse Avec Les Stars et traîner sur Pinterest.

Je déteste le yoga et le jambon.

POSTS RÉCENTS: 

February 26, 2019

Please reload

PAR CATÉGORIE: 

Please reload

Ce qui change entre la première grossesse et les suivantes…

May 31, 2019

 

 

Alors que je vis les derniers jours de cette belle (et looooongue) aventure, je ne peux m’empêcher de constater avec amusement que je n’ai pas vécu cette deuxième grossesse comme la première. Et ce, sans même rentrer dans la comparaison d’une grossesse simple vs. une grossesse gémellaire…

Avant toute chose, j’ai conscience que j’ai la chance inestimable d’avoir vécu deux grossesses « idéales »  dans le sens où je n’ai eu AUCUN problème de santé qui aurait pu m'empêcher de me consacrer à autre chose qu’à mon bien-être et celui des babies-to-be. Et ce, même pour ma grossesse multiple, considérée a priori comme « à risque » !

Je me suis donc prêtée au jeu des 7 différences et vous livre ici les plus grandes que j'ai constatées entre mes deux grossesses :

 

La première chose que j’ai vécue différemment entre ma première et deuxième grossesse a été l’effet qu'a produit la nouvelle sur nous. Début 2016, quand on a appris que j’étais enceinte d’Olive (cf. https://www.onceuponachild.me/single-post/2016/1/15/Le-premier-jour-du-reste-de-nos-vies), j’ai passé 9 mois sur un nuage, à me réveiller chaque matin en me demandant si tout cela était bien réel, et si un minuscule allait vraiment grandir puis sortir de mon corps et s’inviter dans nos vies pour le restant de nos jours. Le constat que nous allions devenir parents a provoqué chez moi le même hébétement et émerveillement tout au long de ces 9 mois. J’y pensais sans cesse et planais complètement en essayant de me projeter dans ce grand saut vers l’inconnu.

Quand nous avons découvert que j’étais enceinte pour la deuxième fois, un soir d’automne 2018, nous étions fous de joie bien entendu mais le sentiment de terrain connu combiné à nos rythmes de vie et de boulot effrénés et bien sûr à la gestion d’une minus de 2 ans à la maison, ont fait que nous avons beaucoup moins rêvassé à cette merveilleuse nouvelle. Finalement, dans notre cas, l’annonce de la gémellité a provoqué un bien plus gros électrochoc que l’annonce de la grossesse en elle-même. Pendant les quelques semaines où nous avons cru n’attendre qu’un seul minus, nos vies ont continué comme avant, avec la douce pensée de ce deuxième petit être qui s’invitait dans nos têtes de temps à autre. Au lieu de bailler aux corneilles, nous étions assez terre-à-terre et pragmatiques, attendant le premier rdv avec un médecin puis le passage du cap des 3 mois avant de se projeter dans cette nouvelle aventure et d'en parler intensément entre et autour de nous.

 

Moins de rêveries donc, mais aussi moins de temps perdu sur les applications qui t’apprennent que le fœtus fait la taille d’une patate moldave et le poids d’un chou japonais, que cette semaine ses ongles d’orteils revêtent un vernis naturel protecteur et que si tu as oublié ton vaporisateur dans ta valise de maternité t'as raté ta vie, etc, etc... Moins de temps perdu également sur des forums douteux ou Maggie-du-61 et Jenny-from-the-block partagent avec beaucoup trop d’enthousiasme et de fautes d’orthographe leur taux de HCG et font des points quotidiens sur l’état de leur transit. Pour ma première grossesse, je posais tout plein de questions à Google et atterrissais sur ces forums où je lisais témoignage-crétin sur témoignage-crétin, je dévorais des blogs et vlogs sur le sujet, je suivais des nanas parfaitement inconnues sur Insta juste parce que nous étions au même stade de Semaines Aménorrhées, et je prenais des photos de mon baby bump chaque semaine (ou était-ce carrément chaque jour… ?) pour être certaine de garder des souvenirs. Pour cette deuxième grossesse, mon ventre mérite clairement d’être immortalisé pour nous rappeler de quoi le corps humain est capable, pourtant je peine à obtenir de Sweety Pie et du Patachou une et une seule photo de famille souvenir sympa ! Je reste au taquet sur les Semaines Aménorrhées mais plus par obsession de la prématurité. Je consulte toujours des blogs mais surtout pour être certaine de bien nous équiper pour accueillir les jujus….

 

Une autre chose qui a radicalement changé pour moi entre ma première et deuxième grossesse, et je vous raconte ça sans aucune fierté, est mon degré de flexibilité vis-à-vis des fameux "interdits de grossesse". Là où en 2016, je n’ai pas touché une tranchounette de saucisson, foie gras, fromage au lait cru ou sushi, je ne me suis privée de rien pour cette deuxième grossesse… J’ai honte parce que je sais qu’il y a des vrais risques avec lesquels il ne faut pas plaisanter et je n’ai aucune explication rationnelle à donner mais voilà, c’est comme ça, je n’ai pas réussi à trouver la force de m’interdire tous ces délicieux plaisirs, à part l’alcool... Je n’aurais jamais été capable d’assumer une telle rébellion pour ma première grossesse mais cette fois-ci je ne sais pas, une petite voix dans ma tête me disait qu’au Japon les femmes enceintes continuent de manger du poisson cru, qu’aller à Bayonne sans manger de jambon c’est quand même trop bête et que les fromages au lait pasteurisé sont quand même les vilains petits canards du plateau de fromage… Je n’invite personne à suivre mon très mauvais exemple mais vous partage juste mon expérience perso…

 

Last but not least, LA grande différence entre la première grossesse et les suivantes, et je pense que toutes les mums qui sont passées par là en attesteront, c’est l’écoute de soi et la capacité à se ménager. La où la  primipare écoute son corps et ses envies, fait des massages, des grasses mat', des masques de beauté au concombre et n’hésite pas à solliciter l’aide d’inconnus pour soulever son bagage cabine de quelques centimètres, la wondermum enceinte de son #2 ou plus passera sa grossesse en mode survie... Elle continuera à se réveiller à 6h30 pour préparer le Nesquik de son aîné, parfois en s’étant levée 4 fois dans la nuit pour le rassurer que non, il n’y a pas de loup dans la maison. Elle continuera jusqu’au 10ème mois de grossesse de se coucher quasi à plat ventre pour chopper des chaussures sous les bancs de lilliputiens de la crèche. Elle n'aura d'autre choix que d'ignorer son énooooorme bidon pour maîtriser son adorable petite créature qui lui infligera une bonne  grosse colère qui fout la gêne à son refus de lui acheter l’œuf Kinder de 2kg exposé aux caisses. Bref, pas de place pour le repos pour elle... Je le dis et redis donc, à toi jeune maman padawan qui attend ton premier, PRO-FI-TE de ton statut unique et privilégié, chouchoute-toi, va chez le coiffeur, à la manucure, dors jour et nuit ! Tu penses que ton sommeil est perturbé par ton gros ventre et la fin de grossesse ? Attends donc de voir à quoi ressemble une nuit entrecoupée de cauchemars, de perte de doudou, de refill de bib et autres couches trop pleines de pisse…

 

Voilà, vous savez tout sur les grandes différences entre la première grossesse et les autres, en tout cas en ce qui me concerne...

Et toi Maman-Jedi qui porte la vie pour la 2ème, 3ème, 4ème fois ? Es-tu toujours au taquet sur le compte de tes Semaines Aménorrhées ? Parviens-tu à dire non à cette tranchette de saucisson qui te fait de l’œil ? Et as-tu trouvé le temps de caser cet alléchant massage ayurvédique entre le rdv d’orthophoniste de ton aîné et le cours de baby gym de ta numéro 2 ? Dis-moi tout (mais ne me culpabilise pas trop stp...).

 

 

 

 

Please reload