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QUI SUIS-JE ?

Julia, 30 ans.

Parisienne expatriée à Genève.

Mariée depuis Juin 2015, happy Mom d'une petite Olive depuis Septembre 2016.

J'adore lire, Danse Avec Les Stars et traîner sur Pinterest.

Je déteste le yoga et le jambon.

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February 26, 2019

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Gérer le "Terrible Two" pendant une nouvelle grossesse…

March 15, 2019

 

 

Comme beaucoup de parents, nous sommes entrés dans cette deuxième grossesse lorsque notre Numéro Un a eu 2 ans. Alors est-ce que 2 ans et 9 mois est un écart d’âge optimal ? Est-ce trop ? Pas assez ? C’est encore beaucoup trop tôt pour nous pour en juger et je crois surtout qu’il ne faut pas trop se prendre la tête à ce sujet, parce qu’on a beau avoir un avis très arrêté sur la question, il est très rare qu’on contrôle sa date de début de grossesse au mois près et c’est le plus souvent Dame Nature qui nous case dans les créneaux disponibles du grand calendrier de la fécondité. Lancez-vous donc le jour où vous et votre moitié vous sentez prêts à ce que ça arrive le lendemain ou… 2 ans plus tard, mais ne soyez pas trop rigides sur l’écart d’âge que vous souhaitez entre vos minus. Ca fait partie de la grande loterie de la vie et il ne faut jamais l’oublier…

 

Cela étant dit, statistiquement parlant, beaucoup de parents « remettent le couvert » entre les 12 mois et les 3 ans du premier minus. En deçà, la logistique avec 2 mini pouces et l’absence de sommeil rebutent la plupart des parents, au-delà, ça peut faire peur de se replonger dans l’univers des couches, des pleurs et des nuits pourries alors qu’on vient enfin d’en sortir.

 

Bref, comme beaucoup de parents, nous sommes entrés dans cette deuxième grossesse lorsque le gros Patachou a eu 2 ans. Jusqu’ici c’était un microbe plutôt « facile », très attachante quoi qu’indépendante et toujours occupée à faire rire la galerie. Dans les 3 ou 4 premiers mois de cette nouvelle grossesse, Olive est restée complètement stoïque face à l’annonce de l’arrivée du futur (puis des futurs) bébé(s)). Genre vraiment, no reaction. Ou alors un regard qui voulait dire « Et en quoi ça me concerne au juste…? Reprenons donc notre atelier pâte à modeler je vous prie… » Réaction tout à fait normale et attendue que nous n’avons surtout pas cherché à influencer. D’abord parce que c’était hyper prématuré de notre part de lui en parler dès le début alors que c’est complètement abstrait et qu’il n’y a même pas de bidon pour aider à visualiser le phénomène.  Ensuite parce que 9 mois d’attente à l’échelle d’un minus de 2 ans, ça correspond à quasiment 1/3 de sa vie donc il est vain de vouloir l’exciter sur quelque chose qui va arriver dans aussi longtemps…

Et puis, il y a à peu près 2 mois, nous sommes entrés dans une deuxième phase. Face à un ventre qui s’arrondit à peu près d’un kilo par semaine et à la propagande effectuée autour du sujet du petit frère / petite sœur par le biais de nouveaux livres dans sa bibliothèque, Olive a commencé à manifester un intérêt pour cette chose de plus en plus volumineuse nichée sous mon pull et qui s'est même propagée à plusieurs mômans de la crèche et même jusqu’ à la môman de Tchoupi ou Petit Ours Brun… Alors ses échanges spontanés avec ou à propos du dit-bébé restent très limités mais on a noté clairement un changement dans son comportement. Depuis 2 mois, on a observé un mélange de régression totale chez le Patachou et de grosses colères pour affirmer sa ptite personne.

 

Nouvelle grossesse ou non, ce qui est certain c’est que tous les enfants passent par cette sympathique phase du Terrible Two, aussi connue sous le nom de « première adolescence ». Personnellement, j’adore ce concept car je trouve qu’il aide vraiment à comprendre ce qui se passe dans leur tête. Vers 2 ans, les minus sont lost in transition (sans mauvais jeu de mots) entre l’ère du baby et l’ère de la petite enfance. Le minus a à la fois hâte de devenir un « grand » automne et capable d’imiter ses parents sur plein d’aspects (langage, mobilité, propreté etc…) , mais en même temps, il a peur de quitter le confort de sa vie de baby durant laquelle il est choyé et protégé par ses parents qui subviennent à tous ses besoins.

Ceci devrait donc vous aider à comprendre pourquoi votre 2 ans est capable de se rouler par terre en hurlant parce qu’il ne veut pas que vous touchiez son manteau car c’est lui et lui seul qui doit l’enlever, puis 34 secondes plus tard d’exiger de dîner assis sur vos genoux et que vous lui donniez carrément la becquée, façon empereur romain. Il oscille au fait en permanence entre une volonté de rester votre tout petit baby dont vous vous occupez intégralement et l’attrait pour la vie de « grand »  où autonomie, apprentissage et imitation sont les maîtres mots.

 

Alors vous allez me dire « Merci Jammy pour ces explications sur le Terrible Two, mais quel rapport avec la deuxième grossesse… ? ». Et bien, je pense que l’arrivée d’un nouveau baby dans le foyer et le fait qu’on rabâche sans cesse (via Tchoupi et Petit Ours Brun) qu’au début, ce fameux ptit frère ou soeur ne va faire que dormir, pleurer, être dans les bras et scotché au sein de sa mère, démultiplie son besoin de sécuriser sa place de baby dans la maison pour être certain de rester le centre de l’attention. C’est ainsi qu’Olive, qui a toujours été si indépendante et pressée de faire comme les grands, nous répète non-stop depuis 2 mois et à tout bout de champ : « Oli c’est un tout petit petit petit bébé… », au cas où on aurait un pti doute…

 

« C’est bien beau toutes ces explications, mais concrètement, comment on gère le fait de porter la vie, les %&*!§ kilos et la fatigue qui vont avec et s’occuper d’un minus de 2 ans complètement schizophrène qui tantôt exige d’être porté tel un pacha sur 1km tantôt roule les yeux au ciel quand on va le chercher à la crèche (et vous rappelle votre attitude de sale gosse lors de votre propre deuxième adolescence, quand vous exigiez que votre mère vous drop au coin de la rue en voiture et non pas devant le collège pour éviter le teu-hon devant les cops…. ;)) » Bah je sais pas trop les filles, je cherche encore et je galère beaucoup en ce moment. Aucune recette miracle de mon côté sinon croire très fort que :

  1. Tout cela est non seulement normal mais aussi très sain pour eux dans leur développement, donc il faut juste l’accepter.

  2. Finalement, ils finissent tous par en sortir alors on garde espoir ! (Oui ça recommence à 13 ans mais il y a quand même un répit entre la première et la deuxième adolescence…)

  3. Même si parfois on a surtout envie d’abandonner son enfant aux objets trouvés du Franprix parce qu’il vous inflige une scène complètement disproportionnée face à votre refus de lui acheter un cartable la Reine des Neiges vu en caisse, alors qu’il va même pas à l’école, il faut continuer encore et toujours à rassurer nos minus, leur rappeler comme ils sont géniaux, uniques et définitivement au cœur du love familial. Et ce, malgré l’arrivée d'un, de deux ou de douze nouveaux frères ou sœurs par la suite.

 

Alors bon courage à tous les bidons ronds qui gèrent un mioche ingérable en même temps ! We are warriors (si, si, j’vous jure…)

 

NB : S’il y a dans la salle des mômans qui ont réussi à expliquer à un Numéro Un qu’il allait accueillir non pas un mais DEUX bébés à la maison, je suis preneuse de bons conseils ! Tchoupi et Petit Ours Brun nous ont lâché sur ce coup là… Du coup on fait un peu les autruches, mais il y a des chances qu’elle nous fasse un petit débranchement à la maternité quand elle va voir qu’ils ne sont pas un mais deux….

 

 

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