• Instagram Black Round

QUI SUIS-JE ?

Julia, 30 ans.

Parisienne expatriée à Genève.

Mariée depuis Juin 2015, happy Mom d'une petite Olive depuis Septembre 2016.

J'adore lire, Danse Avec Les Stars et traîner sur Pinterest.

Je déteste le yoga et le jambon.

POSTS RÉCENTS: 

February 26, 2019

Please reload

PAR CATÉGORIE: 

Please reload

Alors, ce baby, ça change la vie ?

July 10, 2017

 

 

Il y a quelques jours, Olive a eu 9 mois.

9 mois dedans, 9 mois dehors, mais 18 mois au centre de nos vies.

Et comme beaucoup de new-Moms, cette grande étape m’a inspiré pas mal de réflexions...

 

D’abord des réflexions futiles mais fun :

 

  • 9 mois, c’est le temps qu’il m’aurait fallu pour accoucher d’une nouvelle Cacahuète si nous avions été surmotivés. Ce constat renforce mon admiration pour toutes les Wonder-Moms dont les babies ont moins de 15 mois d’écart (#BigUpBelleMaman #3en3ans). Les filles, vous méritez une médaille. Ou un jour férié en votre honneur. Ok, au moins un pimps...

 

  • 9 mois c’est le temps qu’il faut pour retrouver sa silhouette d’avant. Mais si vous savez, on dit souvent : « 9 mois pour le faire, 9 mois pour le défaire ». Bon, en ce qui me concerne j’ai dû égarer la notice pour le défaire car la balance est toujours bloquée au-dessus des 60 kilos et mon bidou pourrait laisser croire aux mauvaises langues que numéro 2 est en route…

 

  • 9 mois c’est le temps qu’il aura fallu pour que ma ligne de grossesse s’efface définitivement et emporte avec elle les derniers stigmates de ma grossesse. Restent les kilos en trop et le ventre mou pour me rappeler que j’ai porté la vie, mais bon…. (On pourrait pas garder les seins, sérieux ?)

 

 

Et puis une réflexion plus profonde, sur laquelle on m'a beaucoup interrogée depuis la naissance et à laquelle je tente de répondre aujourd’hui : "Alors, un baby ça change vraiment la vie ?" Et par vie, j’entends vie sociale, pas vie spirituelle (pour cela, vous pouvez vous référer à PSYCHOLOGIE magazine)

 

 

 

 

Je pense que l’impact de l’arrivée d’un baby sur la vie sociale d’un couple peut se mesurer ainsi :

 

Faculté à déléguer X degré de flexibilité des parents

 

 

La faculté à déléguer d’abord, c’est le fait pour des jeunes parents d'arriver à déléguer à la fois les tâches de la vie quotidienne, mais aussi de temps en temps, la garde de son enfant. Pour mieux illustrer le pouvoir de la délégation sur la préservation de la « vie d’avant », prenons un exemple concret qui nous est tous très proche : pour Beyoncé et Jay-Z, l’arrivée d’un baby peut ne RIEN changer à leur vie d’avant, s’ils le souhaitent, tellement ils ont les moyens de s’entourer. Entre nounous de nuit, nounous de jour, cuisinières, femmes de ménage, coach sportifs, pédiatres à domicile et autres personal shoppers, il y a fort à parier que Queen B a le même style, la même ligne et le même emploi du temps avant et après baby. Bon évidemment pour les couples normaux, allouer le PIB du Congo à la rémunération d’une armée de domestiques n’est pas réalisable, et puis, ce n’est pas une aspiration de vie non plus. Cependant, je pense qu’il y a du bon dans l’idée de déléguer certaines tâches pour s’allouer du temps pour soi, pour son couple ou pour sa vie sociale. Quand j’étais en congé mat, nous avons fait le choix de ne pas prendre de femme de ménage, car j’avais le temps de m’en occuper. Maintenant que je suis de retour au travail et que je vois Olive moins de 3 heures par jour et Sweety Pie, moins de deux heures par jour, nous avons decidé de déléguer toutes ces tâches et c’est vraiment cool de ne plus avoir à s'en soucier et de pouvoir ne penser qu'à nous ou Olive lors de notre temps libre. Alors oui, ça a un coût, mais il faut vraiment l’envisager comme un investissement dans du temps de qualité avec son baby et pas seulement comme des heures de ménage et de repassage. Bref, je recommande vraiment cet investissement qui selon moi est TOUJOURS de l’argent bien investi !

Mais la capacité à déléguer ne concerne pas que les tâches ménagères. C’est aussi la capacité à confier la garde de son baby, que ce soit une heure ou deux pour aller faire un cours de sport ou aller chez le coiffeur, une soirée pour se faire un resto en amoureux ou même un week-end entier pour un Get Together entre amis. J’ai entendu plusieurs fois des Mums dirent : « Moi, je ne fais pas des enfants pour les faire garder. » Personnellement, je ne pense pas « ne pas assumer » mon baby parce que je le fais garder. Je trouve ça sain de ne pas s’oublier et de garder des plages de temps pour soi. Et puis, je pense que c’est important pour le minus de voir du monde et de ne pas s’habituer à être collée à sa Môman 100% du temps. Pour nous qui vivons à Genève, on a l’immense chance de pouvoir compter sur les grands-parents pour la garder une aprem par ci ou une soirée par là quand nous rentrons le week-end à Paris. Ils sont trop happy de s’en occuper (#privilègedupremierpetitenfantdelafamille ;)), et nous sommes ravis d'avoir quelques heures rien qu'à nous pendant lesquelles on ne pense ni petits pots, ni turbulette. Bref, c’est du win – win. Bon, bien entendu, cette délégation pratique et gratuite comporte ses limites, comme recevoir un appel du grand-père qui demande si en complément de la comporte Andros-pour-adulte-pleine-de-sucre qu’elle a englouti et du reste du biberon caillé de ce matin, il doit lui donner des petits gâteaux pour le goûter ou si ça suffit ? Mais bon… Je la retrouve à chaque fois tout sourire donc j'apprends à relativiser... Sinon, en dehors des grands-parents "gratuits" les week-ends, nous prenons également une baby-sitter de temps en temps à Genève dont l’investissement nous incite à bien profiter de nos soirées en dehors de la maison car nous savons que nous ne pouvons pas nous offrir ce luxe 3 fois par semaine…  

 

 

 

 

La flexibilité, quant à elle, c’est le fait, pour des parents, d’accepter de bousculer un peu la routine et la logistique quotidienne. Je pense que nous sommes assez experts en la matière et que nous avons toujours fait preuve de beaucoup de flexibilité dans notre organisation. Depuis sa naissance, nous avons emmené Olive avec nous en week-end par ci, en mariage par là et nous l’avons habituée à l’inhabituel. Avant tout par confort pour nous, pour garder (presque) la même vie qu’avant et ne pas renoncer à nous déplacer sous prétexte qu’on a un baby et puis un peu pour elle aussi, pour qu’elle se forge un caractère nomade et imperméable aux changements. Je ne vais pas mentir en vous racontant que c’est simple et qu’un enfant s’adapte sans aucun problème. En réalité, je mets 2 jours à faire des bagages efficaces, légers et ergonomiques avant chaque weekend (poussette vs. porte-bébé ? doses de lait vs. boîte entière ?, quels jouets pour le train ? combien de couches pour tenir jusqu’au Monop à notre arrivée ? ai-je pensé à une tenue de rechange en cas de couchatastrophe dans le train ?), je ne prends même plus de bouquin ou d’iPad avec moi dans les transports tellement toute mon attention et mon énergie sont consacrés à canaliser le gros Patachou, et chaque première nuit en dehors de la maison et de retour chez nous est un enfer pour notre sommeil, le sien et celui des voisins. Mais dans le fond, je me dis que cette intense gymnastique logistique en vaut la chandelle car elle nous permet de préserver (en partie) notre vie sociale d’avant (oui, parce que le réveil à 8h du mat le lendemain de mariage ne faisait clairement pas partie de notre vie d’avant…).

Bref, la flexibilité c’est transgresser de temps à autre les règles que l'on s'est fixé et accepter de faire des écarts dans sa routine quotidienne pour garder un semblant de vie sociale. C'est une démarche un peu egoïste quand on y pense mais c'est indispensable si on ne veut pas rester cloîtrés chez soi les 4 premieres années de vie de son bambino. Alors oui, ça veut dire faire dormir son baby dans une poussette le temps d’une sieste, le faire dîner sur une valise à une porte d’embarquement et le laisser jouer par terre dans un train avec le magazine ID TGV. Mais ça veut aussi dire répondre présents aux mariages et autres anniversaires des copains et vivre sa vie sociale en live et pas via Instagram. Au delà de l'énergie et de l'organisation, cela requiert surtout une grande capacité à ne pas culpabiliser. Il y aura de toute façon toujours quelqu’un pour vous dire que c’est catastrophique de troubler les habitudes de sommeil d’un enfant et désastreux de faire un écart dans ses rituels la première année, mais bon, ne dit-on pas qu’il y a autant de principes d’éducation que de parents dans le monde… ?

 

 

 

 

Bref, tout ca pour dire que OUI, l'arrivée d'un enfant chamboule la vie d'un couple (genre BIG time, hein...), mais que NON, ça ne veut pas dire qu'on doit dire adieu à sa vie sociale à condition d'accepter de se reposer un peu sur les autres pour s'allouer du temps pour soi et d'accepter de se montrer flexibles dans son quotidien. Voilà vous savez tout. Vous pouvez les prendre vos billets pour cet EVJF à Vegas... (NB : je rigole, je ne fais pas vraiment des EVJF à Vegas dans la vie. Je préfère préciser...)

 

Please reload