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QUI SUIS-JE ?

Julia, 30 ans.

Parisienne expatriée à Genève.

Mariée depuis Juin 2015, happy Mom d'une petite Olive depuis Septembre 2016.

J'adore lire, Danse Avec Les Stars et traîner sur Pinterest.

Je déteste le yoga et le jambon.

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Reprendre le chemin du travail...

June 8, 2017

 

 

Il y a un peu plus d’un mois, je suis retournée travailler après plus de 8 mois d’arrêt. Une déconnexion TOTALE de 265 jours durant laquelle je n’ai pas lu un email ou répondu à un appel pro… C’était la première fois que ça m’arrivait de ma vie, et même si j’ai l’impression de n’avoir pas fait 1/10ième des projets que j’avais en tête, je dois avouer que j’ai adoré ce (très) long break.

Alors, on me demande souvent comment j’ai fait pour pouvoir prendre si longtemps et quelle est cette boîte magique qui autorise les femmes à jouer à la maman pendant presque 1 an… Voici donc quelques précisions sur ce congé à rallonges : je travaille dans une entreprise américaine pour qui l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle est primordial et qui autorise donc les femmes à prendre jusqu’à 1 an de congé maternité avec la garantie de retrouver un poste similaire, et basée en Suisse et donc soumise aux lois en vigueur dans son canton. Ici, donc, le congé maternité débute le jour de l’accouchement. Oui, vous avez bien lu. Genre tu fais un dernier meeting, tu mets ton Out Of Office message et alors seulement, à 19h passées, tu débutes les contractions de travail. Bon vous l’aurez compris, ceci est la règle, mais presque 100% des femmes sont arrêtées par leur médecin au moins 2 voire 4 semaines avant le D-Day. Personnellement, j’ai été arrêtée 6 semaines avant cette date (et même plus car Cacahuète a eu 10 jours de retard, comme vous le savez déjà si vous avez dévoré mon article : « Attendre le jour-J pendant 9 mois et accoucher à J+10 ») car j’avais déjà pas mal de contractions, dues au surmenage donc mon médecin m’a mise au repos total. Après l’accouchement, la Suisse autorise les femmes à 4 mois de congés payés (plus ou moins selon le bon vouloir de son employeur). Les 3 mois restants pour moi se sont partagés entre congés sans soldes (ouch…) et vacances qu’il me restait de l’année précédente.

Voilà, mon loooong congé mat n’a désormais plus de secret pour vous.

 

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler du retour au travail après ce break et vous compiler tous les bons côtés et les moins bons dans des petits listes comme je les aime tant :D

 

 

Voici d’abord les bons côtés de la reprise du boulot :

 

1. Retrouver une daily routine :

 

Je sais, c’est bizarre mais j’adore la routine de la semaine des travailleurs : avoir une heure de réveil, une heure de petit-déj, des jours où l’on va au sport, d’autres où l'on sort, avoir son petit itinéraire de vélo pour aller au boulot. Et puis, chaque matin, se choisir une tenue sympa, accordée à ses shoes et à son sac, se maquiller, parfois même se motiver pour se faire une coiffure trouvée sur un tuto. Quand on est en congé mat, l’heure du lever n’est jamais vraiment la même, les journées sont rythmées par un rendez-vous de pédiatre par ci, une rééduc du périnée par-là, un déj ou une aprem entre copines ne bossant pas (beaucoup trop cool, I know…). Les journées filent à toute allure et il n’était pas rare pour moi de déjeuner à 16h ou de m’habiller à midi parce que le temps passait trop vite et que je n’avais aucune pression pour avoir des horaires fixes. Et puis on ne va pas se mentir mais quand on est seule à la maison toute la journée, on ne ressent aucune pression non plus pour être au top du style, les looks ressemblent donc un peu à ceux de Britney Spears en 2007 et le make-up est en option les jours où on ne voit personne. Non, vraiment ? Il n’y a que moi ? Allez les Moms… Que la première qui n’a jamais passé une journée de congé mat en legging, du shampoing sec sur la tête, affalée devant les Reines du Shopping jette la première pierre….

 

 

2. Retrouver les joies de la stimulation intellectuelle

 

J’ai vraiment adoré chanter des comptines à Olive pendant 8 mois, m’égosiller en lui montrant les canards plongeant dans le lac, la faire danser dans mes bras sur du Ed Sheeran et lui donner la réplique quand elle a commencé à gazouiller. Cependant, je dois avouer que ça m’a fait beaucoup de bien de déjeuner à nouveau avec des adultes, de me voir confier des responsabilités, de me concentrer, d’analyser ou d’être force de propositions dans les missions de mon nouveau job. Bref, de rebrancher mes neurones quoi ! D’ailleurs j’ai une bonne nouvelle pour toutes celles qui douteraient de leur capacité à pouvoir reconnecter après un long congé mat : oui, ça revient. Cela peut prendre un peu de temps, mais ça revient et vous serez capables de réfléchir à nouveau comme avant. Quand j’ai repris le boulot, j’avais le cerveau d’un jambon, je trouvais ce qu’on me racontait extrêmement complexe et je mettais des plombes à structurer ma pensée et l’exprimer clairement, mais finalement tout cela est en train de revenir petit à petit… Un autre point positif dans la reprise du travail après un congé mat est qu’on gagne en efficacité. Et pour cause, on n’a pas le choix ! Alors qu’il m’arrivait quasiment tous les soirs de jouer les prolongations au boulot, pour peaufiner telle présentation ou finir tel email pendant 30 / 60 / 90 minutes après tout le monde, j’ai désormais une alarme mentale qui m’oblige à ranger mes affaires à 18h pétantes pour aller chercher le petit nugget. C’est pareil dans les meetings : je ne supporte plus qu’on ne soit pas efficace, que le shmilblick n’avance pas ou que les décisions ne sont pas prises. Mon temps au bureau est désormais compté alors je me bats contre la procrastination et la non-productivité. Et ça fait du BIEN !

 

3. Rééquilibrer la balance au sein du couple

 

Bien que nos maris / conjoints soient des super papas de la génération millenium que les réveils nocturnes ne rebutent pas, que les couches de poo-poo n’effraient plus, et que la diversification alimentaire intéresse, il n’en demeure pas moins que ce sont les femmes qui restent à la maison pour s’occuper du mini nêm. Très naturellement, c’est donc nous qui sommes en charge de toute la logistique liée au bambino (rendez-vous de pédiatre, courses à la pharmacie, confection des petits pots, recherche des solutions de garde etc…). Et puis, comme on ne travaille pas, il y a toutes ces autres petites choses que le papa croit / espère pouvoir attendre de sa ptite femme, vu que, bon bah quand même, on ne bosse pas, on n’a pas à se lever tôt le lendemain ou au pire on peut faire une sieste. Ces petites choses sont par exemple : aller chercher un colis à la poste ou des fringues au pressing, maintenir la maison propre et bien rangée, se lever la nuit à chaque réveil intempestif, pourquoi pas préparer des bons ptits plats au quotidien. BREF, quand on reprend le travail, l’excuse du « Oui mais toi tu travailles pas donc tu as le temps » n’existe plus et je dois dire que ça fait du bien de sentir les compteurs à zéro et de savoir que l’un ou l’autre peut accomplir telle ou telle tâche relou.

 

 

 

Et puis, les moins bons côtés de la reprise du boulot :

 

Je vais passer sur le fait qu’on ne passe plus ses journées avec la chair de sa chair, ce qui est un terrible déchirement et qui m’a valu quelques larmes les jours précédant la reprise… Et oui, en réalité le plus gros désavantage de la reprise du boulot est… la fin du congé mat ! (Heureusement que je suis là pour vous délivrer ces scoops, n’est-ce pas… ?)

 

1. Le sentiment du « cul entre deux chaises »

 

Mais si, vous savez… C’est ce sentiment un peu frustrant où on a l’impression d’être ni une super employée, ni une super mum… Au travail, notre esprit est désormais hyper mobilisé par le petit nêm : " Est-ce que je l’ai assez couvert ce matin ? Est-ce qu’il reste suffisamment de lait pour ce soir et demain matin… ? Faut que je commence à préparer ses affaires pour le weekend et d’ailleurs faut que je lave la turbulette ce soir si je veux qu’elle soit sèche dans la valise demain. Tiens, la nounou vient de nous envoyer des photos :D !!! Oh mon dieu, elle est trop mignoooooone sur sa balançoire, il faut absolument que j’envoie ça a mes parents !!" Ça vous parle ;) ? Et puis, il y a aussi toutes ces petites choses qu’on ne peut plus accepter par rapport à nos nouvelles obligations de mum : un meeting super important avec des gens super importants à 19h ; un business trip de plus de 3 jours hors de la maison. Alors qu’à côté de vous, de jeunes esprits fringants et fraichement diplômés, ne rechignent devant aucune tâche et ont leur ambition pour seule limite. Vous, vous êtes maman, vous avez de nouvelles priorités. Enfin… Puisqu’on en parle… Vous n’êtes pas non plus une maman de ouf… Vous ne voyez votre enfant que quoi… 2, 3 heures sur 24 ? Vous déléguez désormais l’habillement, le bain, la cuisine de ses ptits plats (bon ça, on va pas s’plaindre…), les promenades, l’éveil aux nounous / grands-parents / maris / assistantes de puériculture et j’en passe, tout ça parce que vous avez choisi de faire carrière… C’est pas très Wonder Mum tout ça….

J’en rajoute bien sur… Mais je dois dire que ce sentiment d’être ni une super employée, ni une super maman et d’avoir sacrifié l’un pour l’autre des deux points de vue est hyper frustrant, surtout au moment de la reprise ou le moral n’est pas forcement au top du top…

 

2. Le 18h30 -20h30 ou le rendez-vous avec Grumpy Cat

 

Alors, ça je ne l’avais pas mais alors pas du tout vu venir… Chaque soir, malgré ma surexcitation totale de retrouver Olive après le travail, j’ai été forcée de constater que notre petit moment à deux est également le moment où elle est le plus grognon de la journée ! Bon, ce n’est pas forcément vrai tous les jours, mais globalement, quand je la retrouve à 18h30, Olive est assez crevée de sa journée durant laquelle elle a fait 2 promenades, rencontré d’autres enfants, découvert une nouvelle faculté motrice ou une partie de son corps, goûté un nouvel aliment, vu un nouvel animal pour la première fois. A son âge, chaque journée est un raz-de-marée de découvertes, qui la stimulent et l’éveillent à mort et pas de bol pour moi, c’est vers 18h30 / 19h qu’elle commence à évacuer toute la pression et la fatigue accumulée au cours de cette grosse journée. Il n’est donc pas rare qu’elle chouine pendant ces deux heures, ne veuille être ni dans mes bras, ni assise, si debout, ni dans un transat, ni nulle part, ne veuille ni purée, ni biberon et encore moins se coucher. Bon heureusement quand elle est dans un état pareil, l’avantage est qu’elle finit par écraser complètement après 10 / 15 minutes max… Mais j’avoue que je regrette que ces 2 petites heures rien qu’a nous ne soient pas placées sous le signe du fun et des éclats de rire… Avec du recul ça me parait vraiment logique, mais c’est marrant que je n’ai jamais réalisé pendant mon congé mat que la fin de journée est le moment où nos chérubins sont les moins aimables…. Mais bon, encore une fois, ce n’est heureusement pas vrai tous les soirs et j’ai également le droit à des sessions de guilis et de franches rigolades…

 

 

 

Voilà, ce que je voulais partager avec vous aujourd’hui sur cette grande étape de la vie de Môman qu’est la reprise du boulot… Du coup, maintenant, je suis curieuse de savoir si vos bambinos se transforment également en grumpy cats à l’heure de vos retrouvailles ou si le sentiment du « cul entre deux chaises » vous semble familier… ? Ou alors, ce n’est que moi…? :/

 

En tout cas, que les mums qui retournent travailler bientôt se rassurent : re-travailler a vraiment du bon alors cheer up et puis si vraiment le moral n’est pas, reste plus qu’à relancer un pti frère ;) #jujulesbonstuyaux

 

 

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