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QUI SUIS-JE ?

Julia, 30 ans.

Parisienne expatriée à Genève.

Mariée depuis Juin 2015, happy Mom d'une petite Olive depuis Septembre 2016.

J'adore lire, Danse Avec Les Stars et traîner sur Pinterest.

Je déteste le yoga et le jambon.

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« Et toi, tu la nourris ? »

March 5, 2017

 

 

« Non, je l’affame jusqu'à ce qu’elle soit à bout de force ; alors je lui jette une cacahuète qu’elle doit ouvrir par ses propres moyens si elle veut survivre. » Ça, c’est ce que j’ai toujours rêvé de répondre à cette drôle de question. En vrai, comme je suis gentille et bien élevée, je me suis toujours contentée de répondre : « Non… Enfin, euh… Je lui donne le biberon quand même hein ! »

 

Non mais sérieusement, elle est bizarre cette formulation, non ?! On utilise le verbe « nourrir » pour sous-entendre « allaiter », comme si du coup, ne pas allaiter équivalait à ne pas nourrir son enfant… No pressure les filles ! Il faut faire comme on le sent, qu’ils disaient ! Mais bon, dans un cas tu pourras dire « Oui, je nourris mon enfant » et dans l’autre il faudra répondre à cette question par la négative.

 

Bref, vous l’aurez compris, aujourd’hui je vais vous parler de l’allaitement.

 

Alors j’ai cherché dans ma ptite tête et je suis arrivée à la conclusion que l’allaitement est LE sujet le plus polémique relatif à la maternité. Encore plus que la vaccination ou le débat sur faut-il laisser pleurer ou non son baby... Aujourd’hui, je propose de vous expliquer les raisons qui m’ont poussée à ne pas allaiter et mon ressenti sur ce choix. Il ne s’agit évidemment pas de conseils ou recommandations. Ce choix est bien trop personnel (et polémique) donc ceci n’est que le récit de mon expérience.

 

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Avant de tomber enceinte et même de m’intéresser à la question des enfants, je m’étais dit que je n’allaiterais pas car je trouvais ça pas très jojo les femmes qui allaitaient en public sur un banc, au restaurant ou dans le bus. Puis je suis devenue Mom-to-be (et donc plus mature) et j’ai alors été prise d’un sentiment d’immense respect pour toutes ces femmes allaitantes, mais je suis restée persuadée que ce n’était pas pour moi…  Plusieurs arguments me faisaient pencher pour le choix du non-allaitement et mon avis n’a jamais changé durant toute ma grossesse, alors que je me laissais la liberté de changer d’avis.

 

Le premier argument - et c’est sans doute celui qui a le plus pesé dans la balance - est plutôt un contre-argument à une théorie pro-allaitement que l’on entend beaucoup : « En l’allaitant tu l’immunises contre les allergies ». Venant d’une famille de GRANDS allergiques à à peu près tout, je ne peux juste pas croire en cette théorie. Sur trois enfants, nous sommes deux à avoir été allaités et pourtant les allergies n’ont épargné aucun de nous…

 

Le deuxième argument qui m’a fait choisir de ne pas allaiter est le côté « fil à la patte » de l’allaitement. Même si je n’ai quasiment jamais quitté ma fille durant ses quatre premières semaines de vie, ça me donnait le vertige de savoir que je ne pouvais pas m’en éloigner plus de 3h (allez savoir ce que j’avais en tête comme bonne raison de m’absenter mais bon…). Aujourd’hui, alors que ma croquette a 5 mois, il est vrai que j’apprécie de pouvoir la confier plusieurs heures (voire jours) à mes parents, frères ou belle-maman pour une virée shopping sans pression d’heure de retour, une journée boulot, une longue soirée apéro – dîner – drinks – dancefloor et même un weekend voire des vacances.

 

Mon troisième argument est assez lié au deuxième et concerne les joies de la délégation... Avec Sweety Pie, nous étions tous les deux séduits par l’idée de pouvoir nous partager les biberons et donc ces moments de connexion avec notre petit samossa.  C’est non seulement pratique d’un point de vue logistique mais aussi chouette pour lui de pouvoir pour une fois « être dans le coup » et ne pas observer ces moments de lien intenses depuis le banc de touche.

 

Mon quatrième argument est très égoïste mais assumé : après 9 mois de privation d’alcool, fromages au lait cru, charcuterie, poisson cru etc …. J’avais une grande flemme de re-signer pour un, trois voire six mois de privation. Bon, je sais que cet argument est hyper puéril et ridicule, mais je vous dévoile vraiment – sans distinction d’importance – TOUS les arguments qui m’ont fait pencher pour ce choix.

 

Enfin, j’avais un dernier argument que j'ai confié à ma gynécologue mais qu’elle a envoyé valser vite fait bien fait et qui donc n’a pas influencé ma décision finalement : je pensais que l’allaitement déformait la poitrine. Quand je lui ai dit ça (allez savoir pourquoi c’est le seul argument qui m’est venu à l’esprit quand on a abordé le sujet et pas tous les autres cités plus haut !! #superpouffe #superficielle), elle m’a répondu : « Si c’est le seul argument qui vous incite à ne pas allaiter, alors allaitez ! C’est la grossesse qui se chargera de modifier (en bien ou en mal) vos seins, l’allaitement n’y changera rien ! ».

 

Bref, mis à part ce dernier argument superficiel et non-avéré, voici quelles ont été les raisons qui m’ont incitée à ne pas allaiter. J’ai aussi souvent entendu que le lait artificiel « calait » plus les babies que le lait maternel. Comme je n’ai jamais allaité mon nuggets, impossible de vous dire si cet argument est avéré mais pour la petite anecdote, elle a fait ses nuits (6h d’affilée) à 3 semaines…

 

 

Curieusement, les réactions les plus choquées (et choquantes) que j’ai reçu en réponse à mon choix de ne pas allaiter ne sont pas venues de ceux auxquels je m’attendais. En effet, la gynécologue qui m’a suivi tout au long de ma grossesse, l’obstétricien qui m’a accouché, les sages-femmes et le personnel soignant de la maternité se sont montrés extrêmement compréhensifs et respectueux de mon choix, alors que j’avais entendu que la pression pour allaiter à la maternité pouvait être pesante… En revanche, des gens super random, que je ne connaissais pour certains pas ou peu, se sont permis des petites réflexions que j’ai trouvé assez limite, comme : « Vous ne savez pas que c’est ce qu’il y a de mieux pour votre enfant ? », « Mais pourquoi vous n’allaitez pas ? C’est parce que vous n’avez pas assez de lait, c’est ça ?! » ou encore « Je respecte complètement ce choix hein… Mais c’est quand même égoïste vis-à-vis de son enfant de ne pas lui offrir ce qu’il y a de plus naturel, par confort pour soi… MAIS JE RESPECTE TOTALEMENT HEIN ! » Bah, oui, bien sûr, il est adorable ton respect poulette ;) Au fait, beaucoup de personnes, parce qu’elles ont allaité (ou parce que leurs femmes ont allaité) se permettent des sermons et réflexions de ce genre parce que, elles, estiment qu’elles ont fait le bon choix. C’est très gentil de leur part de vouloir remettre les non-allaitantes dans le droit chemin, mais il faudrait juste qu’elles comprennent que le bon choix est le sien, celui qui est cohérent avec son instinct et ses envies. Bon, je vous rassure, je n’ai eu affaire à ce genre de remarques que rarement heureusement et la grande majorité de mon entourage s’est montré bienveillante quand j’expliquais ne pas (vouloir) allaiter.

 

 

Et finalement, ce choix ?

 

Et ben… Je crois que je l’ai un peu regretté. Avant d’accoucher, je n’avais jamais réalisé à quel point l’allaitement est quelque chose de naturel et même animal. J’ai été choquée de voir comme Oliv’ a cherché mon sein à chaque fois qu’elle était allongée sur ma poitrine pendant plusieurs semaines… J’ai trouvé cet instinct hyper « touchant » et j’ai regretté de ne pas avoir au moins essayé pour pouvoir par la suite me laisser le choix de poursuivre une semaine, un mois, trois mois ou même plus. Du coup, si j’ai un deuxième enfant, je pense faire les choses différemment et au moins « essayer » d’allaiter à la maternité afin d’expérimenter cette sensation et pourquoi pas, continuer par la suite.

 

Bref, je n’ai pas allaité, convaincue à 200% que je faisais le bon choix pour moi, j’ai été ravie de cette décision, mais si c’était à refaire je ferais différemment. Je « tenterais » l’allaitement, même une fois. Juste pour voir et ne pas mourir idiote. Comme quoi, il faut s’écouter, se faire confiance, parfois accepter de s’être plantée mais surtout, surtout ne JAMAIS se laisser déstabiliser par l’avis de Madame Michu dont on se tamponne pas mal…

Alors haut les coeurs (et les seins du coup !) et à bientôt !

 

 

 

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