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QUI SUIS-JE ?

Julia, 30 ans.

Parisienne expatriée à Genève.

Mariée depuis Juin 2015, happy Mom d'une petite Olive depuis Septembre 2016.

J'adore lire, Danse Avec Les Stars et traîner sur Pinterest.

Je déteste le yoga et le jambon.

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February 26, 2019

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Attendre le jour J pendant 9 mois et accoucher à J+9

November 3, 2016

 

 

Il y a quelque chose qui m'a beaucoup marqué lors de mon premier rendez-vous gynéco de grossesse, c'est que j'en suis sortie avec une date d'accouchement : le 10 Septembre. Ça me paraissait fou de penser qu'à un stade aussi embryonnaire (et c'est le cas de le dire), on puisse me parler d'une chose aussi concrète et lointaine que l'accouchement... C'est ce qu'on appelle la DPA (Date Prévue d'Accouchement). Cette date devient alors SA date, celle qu'on partage avec ses proches, son employeur, son assurance maladie et même les newsletters de futures mamans. Si bien qu'on finit par se convaincre qu'on va bel et bien accoucher ce jour-là et pas un autre ! Si on accouche avant, on dira qu’il est arrivé en avance, si on accouche après, qu’il est arrivé en retard….

Pour ne pas déroger à la règle, j'ai fait une fixette sur cette date du 10 Septembre et je l'ai envisagée comme ma "date de péremption" au-delà de laquelle il n'était pas envisageable que je sois toujours enceinte.

Et pourtant ce fameux 10 Septembre est arrivé et ce jour-là, outre la présence de mes parents à Genève et un soleil de plomb, il n'y avait absolument RAS... Nous avons donc profité de cette belle journée pour aller faire du bateau sur le lac. Après tout, à partir de cet instant tout ce qui était normalement déconseillé car pouvant provoquer l'accouchement, était le bienvenue :) Le lendemain, toujours pas la moindre trace de début de travail. Ni le surlendemain. Ni le jour suivant. Ni aucun autre d'ailleurs puisque mon accouchement a finalement été "déclenché" 9 jours après la DPA, Cacahuète ayant décidé de jouer les prolongations dans mon ventre et n'ayant jamais émis le moindre souhait d'en sortir.

 

Je garde un souvenir assez fun de cette période du 10 Septembre (date présumée) au 19 Septembre (date réelle). Mes journées étaient rythmées par les différents monitos et échos de contrôles, les updates à la famille et aux amis pour informer que "Non, toujours rien..." et surtout les dizaines d'activités auxquelles je me suis adonnée dans le but de déclencher le travail. Aujourd'hui, je peux donc témoigner de mon expérience sur ces fameuses techniques de grand-mères et affirmer que non, AUCUNE ne fonctionne vraiment (en tout cas, sur moi). Voici donc la liste non exhaustive des activités parfaitement inutiles que tout le monde vous incitera à essayer si vous aussi, vous dépassez votre DPA :

- Boire des litres de tisane de framboisier

- Marcher plusieurs kilomètres par jour

- Nager

- Faire les carreaux

- Faire de la voiture

- Faire une séance d'ostéo

- Aller au cinéma (si, si, je vous assure, je l’ai entendu quelque part...)

- Porter cartons, meubles et valises sans se ménager (j’ai fait un déménagement entier…)

- Pratiquer la méthode italienne (nom chic pour désigner le sexe)

- Manger épicé

- Traîner sur des forums de femmes ayant dépassé leur DPA

 

En y repensant, c’est absurde d’être aussi obsédée à l’idée d’accoucher vite alors qu’on s’apprête à entrer dans le tourbillon infernal de la parentalité pour les 18 prochaines années…. On ne devrait pas être à 2 / 3 jours près, non… ? Au fait, chaque journée qui passe après la DPA devrait être envisagée comme un petit rabe de sommeil offert par le bébé. Pour ma part, à chaque jour qui passait sans accoucher, je relativisais en me disant « Chouette, mon retour au travail vient encore d’être décalé ! »

Et puis, finalement, après 9 jours, mon médecin a décidé de déclencher mon accouchement, le liquide amniotique se faisant de plus en plus rare et le poids de Cacahuète étant estimé à 4 bons kilos…

Malgré ma grande appréhension alimentée par les horreurs qu’on peut lire à ce sujet sur internet, ce déclenchement s’est on-ne-peut mieux passé, et en 5 heures s’il-vous-plait ! Mon seul regret sera juste de ne jamais avoir vécu la perte des eaux dans un supermarché ou le départ en catastrophe aux urgences en pleine nuit. Au lieu de ça, nous sommes pointés tranquilous à la clinique le jour-dit, à l’heure-dite en s’annonçant ainsi : « Bonjour, ce serait pour accoucher s’il-vous-plait ».

Bref, un accouchement déclenché ce n’est rien d’autre qu’un rendez-vous avec le destin, avec la certitude de ne pas se faire poser un lapin.

 

 

 

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